Notre actualité

Les soins palliatifs, c’est prendre soin de la qualité de vie des personnes gravement malades et de leur entourage, afin de leur permettre de profiter de la vie jusqu’au bout, dans les meilleures conditions possibles, malgré la maladie.

C’est un accompagnement personnalisé qui respecte les besoins de chaque patient et une approche pluridisciplinaire qui vise un meilleur bien-être physique, psychologique, social et spirituel.

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Couvrant la période 2021-2024 le 5ème plan national des soins palliatifs se structure autour d’une feuille de route
dont les 15 actions doivent

  • Augmenter l’offre de soins palliatifs (tant en ville qu’en établissement),
  • Programmer plus précocement les traitements dans le parcours de santé,
  • Développer la formation en soins palliatifs,
  • Soutenir l’expertise et les travaux de recherche et ainsi,
  • Améliorer les connaissances dans ce domaine.

Aux personnes concernées et à leur entourage, l’enjeu prioritaire est de garantir une prise en charge graduée de proximité, coordonnée avec la médecine de ville.

Aux professionnels et aux équipes des EHPAD notamment, il s’agit de leur faire bénéficier, à tout moment et en tout lieu, de l’appui nécessaire et de l’expertise requise en soins palliatifs ainsi qu’en accompagnement de la fin de vie.

Pour cela, les actions conduites par le ministère et deux experts, le Dr Olivier Mermet (généraliste dans l’allier) et le Dr Bruno Richard (responsable du service de soins palliatifs du CHU de Montpellier).

L’objectif est clair : plus un seul département ne doit être dépourvu de structures palliatives à l’horizon 2024.

Cet impératif de l’accès aux soins palliatifs et de l’accompagnement de la fin de vie se conjugue avec les principes qui soutiennent notre système de soins solidaire.
Il importe de garantir, à chaque personne malade ou en fin de vie, d’être soignée au sein de son lieu de vie ou de son lieu de soins, selon ses volontés et en tenant compte de ses besoins. Cela, dans le cadre d’une approche globale et personnalisée et d’une prise en charge davantage anticipée, graduée et coordonnée.
Parce qu’il est essentiel de favoriser la mobilisation d’équipes pluridisciplinaires auprès de la personne et de ses aidants, de décloisonner les secteurs d’intervention, de développer des organisations coordonnées avec le soutien de l’innovation,

la mise à disposition des moyens nécessaires est un engagement fort
 du 5ème plan national pour déployer des actions autour de 3 axes :

  • Favoriser l’appropriation des droits en faveur des personnes malades et des personnes en fin de vie : aborder la question des soins palliatifs, informer de manière claire, fiable et objective pour améliorer les connaissances sur le sujet, c’est permettre à chaque citoyen d’exercer ses droits et d’être pleinement acteur de sa propre fin de vie, de manière éclairée. Parce que seuls 18% des Français déclarent avoir rédigé leurs directives anticipées, des campagnes d’information et de sensibilisation seront menées par le centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV), à travers le portail « Parlons fin de vie » et dans le cadre de partenariats
  • Conforter l’expertise en soins palliatifs en développant la formation et en soutenant la recherche : en lien avec le ministère chargé de l’enseignement supérieur, la filière universitaire sera sollicitée pour former les futurs enseignants et la culture palliative, davantage intégrée aux cursus pour favoriser l’acquisition de nouvelles compétences. Par exemple, en développant l’offre de formation continue des professionnels, des personnels soignants (entre autres, des EHPAD) et des aidants non professionnels, mobilisés autour de la personne malade. En outre, des postes d’enseignants hospitalo-universitaires, d’assistants spécialistes « médecine palliative » seront financés ainsi que des années-recherche en soins palliatifs. Car la recherche est, elle aussi, productrice de connaissance et de réflexion. En contribuant à documenter les situations rencontrées, en se nourrissant des expériences entre confrères ou avec d’autres acteurs, elle participe à la diffusion de la démarche palliative et à l’évolution des pratiques soignantes. La plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie, créée dans le cadre du précédent plan national, sera pleinement mobilisée dans la réalisation de cet axe
  • Définir des parcours de soins gradués et de proximité en développant l’offre de soins palliatifs, en renforçant la coordination avec la médecine et en garantissant l’accès à l’expertise : autrement dit, des unités de soins palliatifs seront créées dans les territoires non pourvus et les équipes mobiles de soins palliatifs, renforcées pour assurer leurs interventions au domicile des personnes malades et en soutien des professionnels faisant appel à elles. Par ailleurs, des cellules d’animation de soins palliatifs seront mises en place dans chaque région pour accroître la lisibilité sur l’offre disponible, informer et orienter localement, contribuer au développement de la formation, favoriser les partenariats entre acteurs et leur coordination. De même, l’hospitalisation à domicile (HAD) sera davantage mobilisée. Par ces mesures, le plan national garantira également la permanence de l’accès aux soins palliatifs par le biais d’astreintes dédiées, en coopération avec les professionnels du premier recours : celles-ci pourront s’articuler avec les astreintes gériatriques déjà en place sur le territoire.
conférence fin de vie asp

L’association ASP Ouest-Hérault, présidée par Eliane Schwartz, a organisé le 23 septembre 2021 une journée sur le thème de « L’intelligence artificielle et la fin de vie, l’accompagnement de demain ? » pour marquer les 20 ans de son existence.

Que souhaitons-nous pour notre fin de vie ? Quels sont les enjeux éthiques de l’apport de l’intelligence artificielle dans l’accompagnement de la fin de vie ? Quelle place restera-t-il pour l’humain dans l’accompagnement ? Autant de questions et bien d’autres, auxquelles Eric Fiat, professeur en philosophie morale et éthique médicale à l’université Gustave Eiffel, de Paris, a répondu lors de la conférence de ce 23 septembre, au palais des congrès de Béziers.
« Les nouvelles technologies demandent une attention extrêmement vigilante sur les valeurs éthiques qui fondent la société et sur les déontologies des professionnels de santé » a précisé Eric Fiat dans sa conférence.

La conférence a été précédée par des moments d’émotions lors des témoignages de familles, de soignants de l’EMASSP (équipe mobile d’accompagnement et de soutien du centre hospitalier de Béziers) et d’accompagnants bénévoles, en présence du Dr Mounié-Oziol, médecin de soins palliatifs au centre hospitalier de Béziers où elle anime le comité d’éthique et du Dr Diehr, médecin référent de soins palliatifs à la clinique St Privat à Boujan sur Libron.

Un grand merci à tous les accompagnants qui se sont succédés pendant ces 20 années auprès des personnes en soins palliatifs.

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