Notre actualité

Fin de vie, don d’organes, PMA,… la compassion est souvent convoquée comme alibi à des aménagements ou des évolutions légales. Cependant, la compassion peut-elle tout justifier ? Jacques Ricot est philosophe, auteur Du bon usage de la compassion, il pose les bases d’une réflexion ajustée sur cette notion galvaudée.

L’homme compatissant est perméable et accueillant à la détresse d’autrui. Il est impressionnable, il se laisse émouvoir. C’est pourquoi la compassion peut être définie comme cette sensibilité désarmante devant l’irruption en soi de la douleur d’autrui, ce qui ne signifie nullement qu’elle soit ressentie comme celle du souffrant, dans une impossible coïncidence. La compassion, pour le dire autrement, est le sentiment d’une tristesse causée par la souffrance d’autrui. (suite…)

Bioéthique et fin de vie

samedi, 04 août 2018 par

Ce qui manque ce n’est pas une légalisation de l’euthanasie présentée avec des arguments de mauvaise foi comme une « avancée sociétale ». Ce qui manque ce sont des soins palliatifs dignes de ce nom, exercés avec compétence et délicatesse, accessibles tôt, partout et à tous. Là est la vraie urgence ! Là est la vraie dignité: aider à continuer à vivre dans la dignité. Le reste est idéologie mortifère

Tanguy Chatel

Françoise et Jean

Regard croisé sur la fin de vie d’une mère malade et de son fils

Françoise, quelques mois avant sa mort (des extraits de son journal)

Faut-il dire ? Faut-il écrire ? Est-ce nécessaire ? Rien de nécessaire, mais peut-être est-ce libérateur…partageable… ?

Le chirurgien a ouvert, le chirurgien a fermé, il ne peut rien faire. Simple opération d’investigation. Et moi endormie, je laisse voir ce mal qui m’habite que l’on dit « contenu » ! Après tout, ce clandestin, c’est une partie de moi, peut-être pas la plus glorieuse. C’est aussi un ennemi avec qui je pactise tout en souhaitant le chasser. Je ne peux pas être toujours en guerre. C’est une perte d’énergie considérable. Alors je navigue entre le refus et un peu de douceur. L’image du crabe, je la rejette. C’est une image totalement négative…une image de mort, je lutte pour le maintien de la vie, et c’est peut-être là que la paix peut trouver sa place…………

Ce parcours, ce long parcours est surtout pour moi une plus grande intensité de vie. Cela peut paraitre bien prétentieux! D’ailleurs, je ne sais pas vraiment ce que signifie « se préparer à la mort ». Véritable méditation au plus profond de moi, ma sérénité est soutenue par le débat du cœur avec le malheur. Peu à peu la peur s’éloigne. Je me détache mais je ne fuis pas le contact, même avec ma souffrance, pour ne pas risquer une perte de vie, un abandon de mon identité profonde. Non, je ne change pas, je ne me sens pas une handicapée de l’existence. Je ne m’invente pas un défaut fondamental de ma construction psychique. Je ne change pas, mais je bouge….. (suite…)

C’est l’été. Même si beaucoup d’entre vous et entre nous profitons d’un repos bien mérité, l’ASP Ouest Hérault continue les accompagnements sans interruption pendant ces deux mois de vacances.
N’hésitez pas à nous contactez au 06 99 65 36 66

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